L'accompagnement des partenaires sociaux lors de la mise en place des régimes collectifs de protection sociale

Editorial

Les régimes de prévoyance d'épargne et de santé collectifs proposés dans le cadre de l'entreprise sont devenus une composante essentielle de la protection sociale dont bénéficient les français. Cela est particulièrement vrai pour les salariés qui trouvent dans la prévoyance complémentaire, dans les régimes de Frais de Soins de Santé, dans les contrats d'épargne collectifs un moyen de palier le désengagement des régimes obligatoires.
Ces protections complémentaires, qui permettent à des millions de salariés et à leurs familles d'accéder à des soins de qualité, d'améliorer leur retraite ou de mobiliser une épargne constituée au sein de l'entreprise pour réaliser un projet de vie important comme l'acquisition de la résidence principale ne sont pas le fruit du hasard ou de la providence. Ce patrimoine social et collectif nous a été légué par les générations qui nous ont précédés et il convient de le transmettre aux générations qui nous succèderont.
Or, le défi est réel car les modifications de l'environnement économique et financier d'une part, mais également législatif et réglementaire, vont obliger les acteurs de la protection complémentaire à se mobiliser pour préserver le caractère universel, de long terme, qui concilie à la fois solidarité et responsabilité de cet élément qui fait partie intégrante de notre pacte républicain.
La récente réforme des retraites, en reculant l'âge auquel il est possible de faire valoir ses droits à pension, provoque une hausse mécanique des cotisations des contrats de prévoyance. En effet, entre une indemnisation plus longue des assurés déjà pris en charge par leur régime de prévoyance, avec pour conséquences l'ajustement des provisions et l'accroissement de la sinistralité due à l'augmentation de l'âge moyen des salariés, l'impact sur les cotisations pour la seule part incapacité/invalidité est de l'ordre de 10 à 15%.
Les opérateurs (Mutuelles, Institutions de Prévoyance, Assureurs) vont également devoir faire face à la modification des réserves prudentielles qu'ils doivent constituer pour répondre aux nouvelles exigences de la réglementation dite « solvabilité II » et la répercussion sur les cotisations semble inévitable.
Ces modifications d'environnement institutionnel interviennent dans un contexte difficile pour les entreprises au sein desquelles la négociation sur la part à consacrer à la protection complémentaire sera nécessairement plus âpre.
Enfin, les ponctions croissantes faites sur les régimes complémentaires risquent à la fois d'écarter une fraction de plus en plus importante de la population d'un accès aux soins qui lui est nécessaire, tout en fragilisant la modernisation du système de santé, alors qu'il revient à ce dernier d'être à la fois plus accessible et mieux adapté aux enjeux sociaux et technologiques auxquels il est confronté.
Plus que jamais l'INPC est à la disposition de ses partenaires pour leur apporter l'information, la formation et les éléments de réflexion sur la santé, la prévoyance, l'épargne collective qui les aideront, autant que faire se peut, à relever ces défis.

L'actualité

Le bilan des accords sur le stress au travail

Les pouvoirs publics ont lancé, fin 2009, un plan d'urgence relatif au stress au travail. Celui-ci préconisait le développement de plans d'action par les entreprises. La Direction générale du travail (DGT) a tiré un 1er bilan en présentant, en avril dernier, son rapport au Conseil d'orientation sur les conditions de travail (COCT). Ce rapport révèle que si la moitié des entreprises de 1.000 salariés ont engagé un plan d'action ou négocié un accord sur le stress au travail, rares sont celles qui ont pris des engagements précis en la matière.

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L'allocation transitoire de solidarité

Prenant la relève de l'allocation équivalent retraite (AER) qui a cessé d'être octroyée depuis le 1er janvier 2011, l'allocation transitoire de solidarité (ATS), créée par décret N°2011-1421 du 2 novembre, est destinée, sous conditions, aux demandeurs d'emploi arrivant en fin de droits à l'assurance chômage à 60 ans et ne pouvant bénéficier de leur retraite du fait de la loi du 9 novembre 2010. L'ATS peut être versée en remplacement de l'allocation spécifique de solidarité (ASS) ou du revenu de solidarité active (RSA), aux personnes sans emploi ayant épuisé leurs droits à l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE). Elle peut également être octroyée aux personnes sans emploi en complément de l'ARE afin de leur assurer un niveau de revenu minimum. Il s'agit alors de l'ATS de complément.

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